Ce matin la défense m'a saisi d'étourdissement
Ce matin les lignes ciselées des tours étaient troubles
Autour de ma tête dans une ronde verticale
Pas de quartier pour ma céphalée
Du sable à l'eau dansant dans le vent
Du verre et des bassins se mirant à distance
Des à plumes nichant au creux des vires
Des volants écrasés restant sur le carreau
Des bises douces caressant les nuques fraiches
Des rafales sifflantes sur les arrêtes
Des douces algues ondulant sous les pins odorants
Des façades végétalisées emmurées sans murmure
Les fourmis n'ont pas d'ipod
Elles avancent dans la même direction
La ligne 1 fourmillent d'ipod en direction
de la défense de sortir du train en marche
Terminus c'est l'esplanade, l'arche, le champ d'honneur
d'ordre da la bataille bien rangée des fourmis en musique
mifasol-taire si-lence à incen-die.lekfdmlflmkdfjdmlk
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La fourmi n'a pas de chemin, elle n'a qu'une fin.
Si elle rencontre sur sa route une montagne, elle la franchit, en ligne droite.
Elle ne contourne pas les obstacles, elle les assaille.
Le fourmi traversera le monde pour suivre son chemin.
La fourmi ignore le monde qu'elle asservit à son échelle.
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Toi qui versait ton sang. Toi qui rougissait la Marne l'arme à la main, larme à l'oeil pour la mère patrie. Toi que les gradés croyaient de boue, toi qui restait debout rêvant du soleil du sud, chantant une marseillaise tachée de sang, accouchant dans un bain noir des orphelins à la pelle.
La guerre faisait des trous dans ta peau d'ébène, la terre buvait à grand trait un sang qu'on était allé chercher là-bas pour te faire combattre auprès de ceux que tu ne connaissais pas.
L'hémorragie continue. On a vidé ton père de son sang. Ton sang est maintenant vide de sens. La france en sang interdit.
J'ai un goût de fer dans la bouche, comme ces berbères d'hier au fond des tranchées, aujourd'hui toujours retranchés, toujours étrangers.
Par Tarass Boulba
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