RERB jeudi
Le livre des illusions. Entre Ourcq et Stalingrad j'étais content de n'avoir pas pris Métro comme tout le monde. De m'être dit, je vais lire ce livre que j'ai même pris le temps de couvrir avec une couverture de papier blanc avant de partir. Et puis je l'ai reconnu. Je l'ai déjà lu. Le livre des illusions, de Paul Auster. Du coup j'ai fait un voyage entre deux mondes, décalé. J'ai vu Gare du Nord. J'ai vu Bourg la Reine, j'ai vu Massy Palaiseau. Les rayons du soleil. La fatigue. Infatigable. Imperturbable. J'achète un croissant au beurre. Un seul me dit la boulangère. La denière fois aussi "un seul ??", elle est sourde ou elle veut absolument m'en vendre plus ? Je ne sais pas. Dans les cafés le sserveurs disent toujours le chiffre avant Et après le produit, exemple "deux cafés, deux !". Ecoutez, vous verrez... Ils ont compris que sinon le message n'est pas clair. Dans un café il y a toujours du bruit en plus. Du monde. De la fumée de cigarette. La télé. Un instant suspendu. La café suspendu, entre dodo et boulot. Avant l'entretien, avant la réunion, avant l'examen. Après le câlin, après la dispute, après le rasoir, après le container à verre. Après ce matin quotidien. Bref, je l'ai déjà lu ce livre. Et j'avais oublié alors que cela doit faire au plus 2 ou 3 ans. L'histoire de ce cinéaste qui n'a plus jamais montré les films qu'il faisait à personne. Et qui finit par brûler les pellicules... Sur la parking personne, ou presque. Bonjour, café. Yallah.