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Rêve Et Réalité

Terriens debouts en chemin
Pieds perdus comme la boule
De la terre de  feu au pôle
Des failles acqueuses
Aux Himalaya sur un air 
Rare et fier à bras d'aimer
La lune bleue rêve
Et Orange le soleil mijote
Sur Terre on perd la face
La lune ménage ses arrières
Le soleil soudain vert
Darde son rayon
Ephémère vers la Terre
Marée d'humeurs écartelées
Larmes sablées du marchand
Soleil d'oublioussant voilé
Gibeuse, rousse, nouvelle, de quart
Au zénith, couchant, d'or, de minuit
Le soleil veille sans sommeil
La lune parfois disparaît pour de vrai
La coquette se poudre et se réveille
Son premier croissant doré au soleil
Les deux astres de la Terre
Attablés aux deux azimuts
Regardent leur terriens les admirer
Et se font des clins joyeux
Les coquins ils savent bien
Comment vivent les ch'tis terriens








Entre mer et rocher, je me glisse dans la lumière de la vie.
Entre mer d'huile et tempète.
Naviguer entre ces deux eaux, sentir le frémissement de la brise du large, sentir le frisson de la bise en nage. S'étendre, s'entendre, se couler. S'arroser, se noyer, se réveiller. Respirer. Respirer. Respirer.
D'acier. Droits. Durs. La voie est directe pour le retour. Les voix sont éteintes pour ces errements. Les essentielles se perdent au couchant.  L'orient  devant, Lorient derrière,  les capitales se déchirent. Deux pieux d'acier me traversent  le corps et le coeur, mon âme fuie. Les griseries le cèdent aux grisailles. Toute voiles serrées, on me roule, aveugle aux vents qui tournoient, mon âme se déporte sans transports. La Maine se dresse, phare insolent, noire et glacée, dans la nuit. Vomi par le fer dans le ventre de l'enfer, tout petit, je me perds.
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