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Quelle frayeur quand je me retrouve encerclé de lecteurs du même "gratuit" comme on dit les "gratuits" apparemment. Toutes les places autour de moi, toutes les personnes dans l'autre rame, sur l'autre quai... Qui lisent les mêmes pages tournées aux mêmes stations, jetées aux mêmes poubelles. Pages qui s'impriment dans les mêmes cerveaux qui produisent les mêmes analyses d'une même actualité. Ah oui c'est gratuit c'est sûr. Mais à quel prix ? Certes Plusieurs dizaines de milliers de lecteurs d'un quotidien payant  lisent également les mêmes lignes des mêmes journalistes pendant parfois de longues années. Mais il semble y avoir une démarche, une volonté, un engagement. On t'impose le gratuit. On t'impose un analyse simpliste, factuelle, jour après jour pour pouvoir en parler à la machine à café de comptoir. Tiens des émeutes à Gare du Nord... Allez bonne journée. Tiens Bayrou est à 20 points. Bon courage. Tiens on a envahi l'Iran. Et ta fille ? Tiens on vit vraiment dans des bidonvilles à Paris. Alors cette 307 HDI ? Et ces gratuits sont déficitaires alors quoi, quel retour sur investissement ? Souvenons-nous du " Il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation (...) de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. " Alors c'est ça les gratuits ? Les pages d'actualité remplaçant les émissions entre une commande sur internet, une élection présidentielle, une soirée TV et une journée de travail ?

La suite pour le plaisir :

" Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (...).

Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (...).

Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise. "

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Commentaires

Analyse fine et pertinente à laquelle j'adhère entièrement et depuis si longtemps...


Retour de Tarrass en force et en forme.


Bravo. Et merci!


Qui tu sais

Commentaire n°1 posté par Elsa le 28/03/2007 à 22h30
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