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La situation est simple :

Aux 3ème et 4ème, un labo de test de cosmétique d'un immense groupe international. Les employés roulent en audi A6, le défilé de prétendantes pour tester le dernier rouge aux phytoplanctons est incessant. Les locaux sont sécurisés. La moitié d'un étage est même innocupée, malgré les frais de location de 5000 euros par mois, je le sais on s'était renseigné pour les louer...

Au RDC et 1er étage, un organisme de recherche et de documentation sur le handicap. Pour lequel les subventions ministérielles ont été divisées par 2 en 3 ans, et qui cherche désespéremment une solution de financement viable pour les mois à venir permettant le maintien de l'activité. Le temps presse et  les cobayes fardés vérifient impassibles dans le miroir de l'ascenseur que le mascarat ne leur a pas laissé de trace rouge sur les paupières, comme la dernière fois.

Qu'une handicapée puisse avoir besoin d'un rouge à lèvres ça me parait normal, encore faut-il que la  porte soit assez large pour que son fauteuil puisse rentrée dans le magasin de cosmétique ! Et ça se réfléchit d'abord au RDC !

Je suis aîlé tes étoiles plein la tête. J'ai pénétré dans le ventre du navire j'ai chaviré aux pas de deux que tu m'as offerts. Je suis monté dans les balcons de mes sens dessus dessous au centre du voyage dansant. J'ai fixé le cap rouge de nos élancements déhanchements enchantements. J'ai battu le rythme des corps au salut frénétique. J'ai bravé le rideau rouge du décor tombant sur la lumière d'un ballet balayant les distances à la lune. Pierrot stellaire j'ai devant mon ampoule écarlate remonté les artères à coeur battant jusqu'à rejoindre le corps de nos astres.
A toi, Amour, merci.


Terriens debouts en chemin
Pieds perdus comme la boule
De la terre de  feu au pôle
Des failles acqueuses
Aux Himalaya sur un air 
Rare et fier à bras d'aimer
La lune bleue rêve
Et Orange le soleil mijote
Sur Terre on perd la face
La lune ménage ses arrières
Le soleil soudain vert
Darde son rayon
Ephémère vers la Terre
Marée d'humeurs écartelées
Larmes sablées du marchand
Soleil d'oublioussant voilé
Gibeuse, rousse, nouvelle, de quart
Au zénith, couchant, d'or, de minuit
Le soleil veille sans sommeil
La lune parfois disparaît pour de vrai
La coquette se poudre et se réveille
Son premier croissant doré au soleil
Les deux astres de la Terre
Attablés aux deux azimuts
Regardent leur terriens les admirer
Et se font des clins joyeux
Les coquins ils savent bien
Comment vivent les ch'tis terriens






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